Bonjour,
La Seconde Guerre mondiale n’est pas achevée lorsque Victor Dancette, Jacques zimmermann et Calvo unissent leurs talents pour dénoncer à leur façon ses atrocités. Réalisé en pleine occupation
allemande, il est publié dans le troisième mois de la Libération. Ce bestiaire sanglant, qui s’inscrit dans la longue tradition du symbolisme animal, est à l’image de l’époque : féroce et
impitoyable. La satire est anthropomorphe. Chaque animal a un pouvoir symbolique et évocateur véhiculant certaines valeurs. Des loups affreux et féroces (les Allemands) massacrent, de toute la
force de leur artillerie, de braves lapins et de courageux écureuils (les Français), sans hésiter à envahir le territoire de fiers lionceaux (les Belges). Mais la résistance s’organise chez les
résolus et flegmatiques bouledogues (les Anglais). Malgré les attaques menées par les hyènes enragées (les Italiens) et les singes perfides (les Japonais), ils gagnent du terrain grâce aux
interventions salvatrices et musclées des puissants bisons (les Américains), tandis que les ours (les Russes) vendent chèrement leur peau...
et pour ceux qui auraient du mal à décrypter voici les codes de lecture :
Les différents peuples impliqués dans la guerre sont représentés par des animaux (entre parenthèses, les dirigeants apparaissant dans l'album) :